Désignés sous le terme générique de harkis, près de 200 000 Algériens musulmans faisaient partie d'unités combattantes supplétives qui épaulaient l'armée française en 1961.
Après l'indépendance en 1962, plusieurs dizaines de milliers de harkis ont été exécutés et quelques 90 000 d'entre eux ont gagné la France. Regroupés dans des camps provisoires souvent situés dans des zones forestières isolées, ils ont subi une double peine : la difficulté d'une vraie reconnaissance en tant que Français et l'impossibilité de parler et d'expliquer les raisons de leur engagement. Leurs descendants seront eux aussi confrontés à ce questionnement dans le contexte migratoire des années 1980 : qui sommes nous ?
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